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Vous pensez "Action" / l'urgence climatique ?

le Dim 18 Nov - 8:20
En Angleterre, le mouvement Extinction Rebellion lance l’insurrection pour le climat

En lançant le mouvement Extinction Rebellion, des activistes anglais s’engagent avec détermination dans la lutte contre le changement climatique et la disparition des espèces, raconte notre chroniqueuse. Alors que le changement est possible et urgent, disent-ils, les politiques ne font rien. Aux citoyens de reprendre la main en se soulevant pour inverser le rapport de force.



On devrait plus souvent regarder ce qui se passe ailleurs. Pendant qu’en France on marche pour le climat sous le slogan « il est encore temps », en Angleterre on prépare des opérations de blocage en scandant « We don’t have time » (« on n’a plus le temps »). Il y aurait là matière à faire des parallèles intéressants avec le blocage récent d’une mine de charbon en Allemagne, d’un sommet pétrolier à Pau ou encore avec les principes d’action non violente d’Alternatiba en France. Mais pour l’instant, peu de choses ont filtré en France sur la naissance de ce mouvement pourtant destiné à s’internationaliser.

Mercredi 31 octobre à Londres, plusieurs centaines de personnes se sont regroupées devant le Parlement, à Westminster, munies de panneaux sur lesquels figure un étrange motif : un sablier enfermé dans un rond. Ce rond, c’est notre planète. Le sablier, le compte à rebours de l’extinction. Leur bannière : Extinction Rebellion.



On apprend sur les réseaux qu’il y a eu une quinzaine d’arrestations à Londres, avec la présence remarquée du chroniqueur écologiste du Guardian, George Monbiot, de la députée Caroline Lucas ou encore de Greta Thunberg, cette jeune Suédoise de 15 ans qui a lancé une grève scolaire et marqué les esprits en disant : « Les faits n’ont plus d’importance aujourd’hui, les politiques n’écoutent plus les scientifiques, alors pourquoi devrais-je apprendre ? (…) Puisque les adultes se fichent de notre futur, et bien, moi aussi. » [1]
Chacun peut trouver un rôle à sa mesure

Pour en savoir plus il faut donc aller sur le site d’Extinction Rebellion (XR), au graphisme simple et efficace, où trois panneaux successifs guident le visiteur des principes à l’action. Une vidéo de 50 minutes permet de vérifier dès la deuxième page qu’on est bien sur les mêmes positions. Gail Bradbrook, de l’organisation « mère » de XR, Rising Up, y présente une sélection de données scientifiques récentes sur le réchauffement climatique, explique la fonte des pôles et la perte d’albédo, le risque de retour du fascisme et les mécanismes de sécession de l’oligarchie. La première partie s’achève sur cette conclusion : le changement est urgent, il est techniquement et économiquement possible, les politiques ne font rien [2] : il faut donc établir un rapport de forces et prendre la main.

Et ce rapport de forces est éminemment politique. XR revendique une approche systémique qui prend le contre-pied du sentimentalisme ordinaire, et n’hésite pas à se qualifier de révolutionnaire. Vu de France, il peut sembler paradoxal d’en appeler au soulèvement populaire et de parler de situation de guerre [3] tout en se disant non violent, tant on a essayé de nous fourrer dans le crâne que les insurrections étaient forcément sanguinaires. Il suffit pourtant de se souvenir de la marche du sel de Gandhi ou de la dissidence de militants — noirs et blancs — contre la ségrégation raciale dans les bus des années 1950 aux États-Unis [4].



Autant de filiations dont se réclame XR en annonçant le chiffre de 500 personnes formées et prêtes à aller en prison. Cette mise en avant peut poser question, soit qu’elle semble exagérément sacrificielle (mais la présentation des enjeux, non exagérée, rappelle sa légitimité), trop empreinte de romantisme révolutionnaire, ou qu’elle apparaisse comme un luxe de privilégiés. Et c’est vrai : les mères célibataires, les réfugiés, les salariés les plus précaires ne peuvent pas se permettre une arrestation. Mais précisément : que celles et ceux qui le peuvent soient devant, en première ligne ! Et ne faisons pas non plus comme si c’était facile pour eux. Ce choix n’est jamais simple, pour personne. Il doit être fait de manière délibérée et planifié. Or, préparée, l’opération l’est : dans tout le pays, que ce soit via des réunions physiques, des webinaires sur leur site ou des vidéos sur YouTube, des formations ont lieu depuis des semaines pour mettre en perspective les enjeux scientifiques et politiques du climat, aborder la question de l’effondrement et apprendre à vivre avec, s’organiser concrètement pour bloquer une route ou encore acquérir les rudiments en vue d’une arrestation. Et chacun peut trouver un rôle à sa mesure : des groupes affinitaires existent, des rôles de soutien et de communication moins exposés aussi.
« L’espoir meurt, l’action commence »

Face au risque d’épuisement militant à aller chercher les masses que l’on connaît, l’un des messages intéressants et à contre-courant que porte XR est qu’il n’y a pas besoin d’être des millions : à la culture du nombre qui préside aux pétitions, marches et manifestations, le mouvement veut aujourd’hui substituer des actions pas forcément massives mais « disruptives » [5], c’est-à-dire perturbatrices et subversives, sans violence contre-productive. Selon eux, commencer une grève de la faim ou se déclarer prêt à aller en prison indique combien l’affaire est sérieuse et montre une mise en danger qui force le respect et réveille l’opinion. En somme, « plus l’enjeu est fort, moins il y a besoin d’être nombreux ». Cette idée fait référence à la « fenêtre d’Overton » un concept qui théorise un espace fluctuant, sous la forme d’une fenêtre dans laquelle se situe ce qui est politiquement acceptable par le public. Donald Trump, par exemple, a rendu le racisme politiquement acceptable aux États-Unis. XR, lui, veut rendre l’inaction face à l’effondrement inacceptable.

Leurs actions ne visent pas à influencer l’orientation du gouvernement ou à lui demander d’agir : cela déjà été fait et a largement échoué. Leurs actions visent à obtenir que la vérité scientifique sur les risques d’effondrement soit dite au grand public (l’idée selon laquelle des chiffres aussi alarmants devraient faire la « une » chaque jour revient souvent dans leurs propos), la mise en place d’une économie zéro carbone d’ici 2025, et que celle-ci soit placée sous le contrôle d’une assemblée de citoyens [6].



Loin d’apparaître comme un mouvement marginal ou gauchiste, on compte parmi les soutiens d’Extinction Rebellion une centaine d’universitaires d’Oxford, de Cambridge, d’Édimbourg, d’Exeter, de Bristol ou encore du King’s College de Londres, rejoints par l’ancien archevêque de Cantorbéry Rowan Williams, qui fut à la tête de l’Église d’Angleterre de 2003 à 2012. Le journal The Guardian assure le relais médiatique. On trouve également dans leurs sources des figures comme Joachim Schnellhuber, fondateur de l’Institut Potsdam sur la recherche climatique, ou Kate Marvel, chercheuse associée à l’Institut d’études spatiales Goddard de la Nasa. Comme beaucoup de ses collègues dont on voit circuler depuis six mois les témoignages sur les réseaux sociaux, Kate Marvel a décidé de sortir de l’injonction de « neutralité scientifique ». Elle déclare avoir le sentiment d’assister à un « film d’horreur au ralenti » et affirme que ce dont on a besoin aujourd’hui n’est pas d’espoir, mais de courage : « En tant que climatologue, on me demande régulièrement de donner des raisons d’espérer. L’opinion veut qu’on lui dise que tout finira bien. Le problème, c’est que je ne le peux absolument pas. » C’est un des slogans d’Extinction Rebellion : « Hope dies, action begins » (« L’espoir meurt, l’action commence »).
Le courage, « la détermination à faire bien, sans certitude de victoire »

Tout ceci sonne comme un retour sur Terre et signe peut-être la fin des « discours rose bonbon » [7]. À rebours de la « positive attitude », de l’injonction de livrer à chacun sa dose de bonnes nouvelles, de plus en plus d’auteurs et de praticiens le disent : le contraire de l’espoir n’est pas le désespoir, mais la douleur. Et face à elle, on trouve le courage, qui peut se définir selon Kate Marvel comme « la détermination à faire bien, sans certitude de victoire ». Comme une réponse à tous ceux qui craignent que la vérité ne démobilise les énergies militantes, comme un écho à mes propres réflexions sur la « dignité du présent »… Il ne s’agit pas de désespérer Billancourt mais de lui donner le courage du combat : celui qui vient avec la perte de ce à quoi on tient.



Des Clash sous Margaret Thatcher à Occupy London en passant par le mouvement contre le fracking [8], les Anglais n’en sont pas à leur coup d’essai. Cette opération de désobéissance civique va s’intensifier graduellement sur plusieurs mois : ce qui s’est passé le 31 octobre à Westminster n’en était que la préfiguration, une sorte d’entraînement. Le point d’orgue de cette première semaine d’actions en Angleterre aura lieu le 17 novembre. Ce sera aussi la date d’ouverture de la COP sur la biodiversité, à Charm el-Cheik, en Égypte : la secrétaire exécutive de la commission biodiversité des Nations unies vient d’annoncer qu’il ne nous restait que deux petites années pour réagir drastiquement, sous peine de devenir la première espèce à recenser sa propre extinction.

   London calling to the faraway towns
   Now war is declared — and battle come down
   London calling to the underworld
   Come out of the cupboard, you boys and girls

   (L’appel de Londres aux villes lointaines
   Maintenant la guerre est déclarée — et la bataille approche
   L’appel de Londres à ceux des sous-sols
   Sortez au grand jour, vous tous garçons et filles)

   The Clash (1979)



Source : https://reporterre.net/En-Angleterre-le-mouvement-Extinction-Rebellion-lance-l-insurrection-pour-le


Dernière édition par Admin le Dim 18 Nov - 8:35, édité 3 fois
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Re: Vous pensez "Action" / l'urgence climatique ?

le Dim 18 Nov - 8:31
Du côté de l'allemagne, À Hambach, des milliers d’activistes débordent la police pour en finir avec le charbon

Hambach, en Allemagne, près de Cologne, est devenue le symbole de la lutte contre les énergies fossiles qui dévastent le climat. Ce week-end, une grande manifestation de désobéissance civile a réussi à bloquer la mine. Le but : en finir avec le charbon. Reportage photo.



6.500 activistes écologistes venus de toute l’Europe — dont plus de 300 Français — se sont retrouvés ce week-end près de Cologne en Allemagne. Le but : participer à la plus grande action de désobéissance civile de masse organisée contre le charbon en bloquant les infrastructures de la mine d’Hambach. Celle-ci est une grande mine à ciel ouvert, exploitée par le géant allemand de l’énergie RWE. Des écologistes y luttent depuis des années pour préserver une magnifique forêt, peu à peu détruite par l’avancée de la mine. Le mois dernier, un militant, Steffen M., y est mort lors de l’opération d’évacuation menée par la police.

L’action, organisée par le collectif Ende Gelände (ce qui signifie « jusqu’ici et pas plus loin ») a été un succès. « C’est la plus grande action de désobéissance pour la justice climatique que l’on n’ait jamais vu en Europe », dit Karolina Drzewo, porte-parole d’Ende Gelände.

La mobilisation a eu lieu seulement trois semaines après la publication du rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur les effets d’un réchauffement climatique de + 1,5 °C. Selon ces experts, sortir des énergies fossiles, responsables de 75 % des émissions de gaz à effet de serre (charbon, gaz, pétrole) est une priorité absolue si l’on veut espérer contenir le réchauffement climatique à + 1,5°C.



Le camp climat organisé pour accueillir les militants et préparer l’action qui était initialement prévue aux abords de la mine a finalement été démantelé par la police 48 heures avant l’action, car l’occupation du terrain n’était pas légale. Il en fallait plus pour démotiver les organisateurs et les militants qui ont remonté le camp en moins de 24 heures, cette fois-ci sur un terrain légal quoique plus éloigné de la mine. Qu’à cela ne tienne, nous marcherons donc 6 kilomètres de plus.

Toute la journée du vendredi 26 octobre était prévue pour la préparation de l’action et la constitution des groupes. Les activistes étaient répartis en cinq ensembles représentant les cinq doigts de la main. Chaque doigt était composé à son tour de groupes affinitaires. Les groupes affinitaires, de 4 à 10 personnes, sont le cœur de l’action. Chaque membre d’un même groupe poursuit le même objectif lors de l’action et veille à la sécurité des autres membres du groupe. Cette organisation permet la sécurité, la responsabilité et l’autonomie de chacun des membres et facilitent la communication du petit comme du grand groupe. C’est aussi un mode d’action et un système qui privilégient le consensus, le droit de veto et l’unanimité au sein du groupe.

Je fais partie du groupe argenté, groupe majoritairement anglophone et où se sont retrouvés la plupart des Français présents pour l’action. Les autres sont les groupes rose, rouge, doré et orange. Les stratégies de chaque doigt sont gardées le plus discrètes possible et peuvent changer au dernier moment pour éviter qu’elles soient identifiées par la police. Les informations qui circulent au sein du camp climat la veille de l’action sont volontairement confuses et contradictoires. À part quelques personnes, très peu de militants savent réellement quel but poursuit leur groupe. Et c’est là toute la difficulté de l’action car il faut à la fois dissimuler les tactiques à la police qui a déployé un dispositif très important et communiquer avec les militants pour qu’ils sachent quoi faire le moment venu afin que l’action soit un succès.

Samedi. C’est le jour J. Il est 6 heures du matin et le camp s’éveille peu à peu. Chacun se prépare et s’active afin d’être à l’heure pour le départ prévue à 8 h.



Certains d’entre eux passeront la prochaine nuit dehors, à occuper la mine ou bloquer les rails des trains approvisionnant la mine de charbon de Hambach. Ils doivent donc s’équiper en conséquence pour manger et rester au chaud car les températures nocturnes avoisinent zéro degré, et l’organisation ne pourra peut-être pas assurer de ravitaillement partout à cause du dispositif policier. Provisions, eau, sac de couchage, tapis de sol, vêtements imperméables, polaires et chaussures de marche sont donc de mise si l’on veut pouvoir aller jusqu’au bout de l’action.

Il est 9 h quand les groupes argenté, doré et rouge se mettent en route, soit environ 4.000 activistes. Je ne sais pas quand ni dans quelle direction sont partis les deux autres groupes.

« On a l’impression de faire quelque chose qui a un impact direct et concret. En bloquant la mine, on arrête son fonctionnement pendant 24 h, l’extraction de charbon, et l’émission de CO2 qui va avec. Et puis c’est une manière d’envoyer un message fort, de dire qu’il y a de plus en plus de gens qui sont mobilisés sur ces questions là et qui sont de plus en plus déterminés à faire bouger les choses » me dit Yan, activiste belge qui participe aux actions d’Ende Gelände depuis trois ans. Il poursuit : « Ces actions sont très utiles car on n’a jamais obtenu aucune victoire ni aucun acquis social sans désobéissance civile. Nous sommes convaincus que c’est une méthode d’action qui doit être massivement utilisée. On doit pouvoir empêcher tous les criminels climatiques et les multinationales d’émettre du C02, bloquer leur infrastructure, perturber leurs activités pour leur faire perdre de l’argent. »



Après environ trois heures de marche, nous sommes arrêtés par un barrage de policiers, sans raison valable puisque nous sommes dans la légalité et que nous n’avons (toujours pas) enfreint la loi. Après une heure de négociations avec les forces de l’ordre, nous repartons finalement avec un itinéraire modifié qui nous impose un détour de six kilomètres pour arriver sur le site de la mine, notre prétendu objectif.

Nous reprenons sagement la route pendant 30 minutes, encadrés par le dispositif policier quand soudain, sans que ni moi, ni la police, ni une partie des militants ne comprennent ce qu’il se passe, l’immense file de militants en blouse blanche quitte la route en courant et se transforme en marée blanche en se déployant dans les champs.



Je n’ai jamais vu quelque chose de pareil. Après une course poursuite effrénée, une partie des militants se fait nasser par la police tandis que d’autres réussissent à atteindre une butte derrière laquelle se trouve l’autoroute (fermée aux voitures pour la journée).

Il faut la traverser pour accéder non pas à la mine mais à la voie ferroviaire qui permet d’évacuer le charbon de la mine.



Nous découvrons notre objectif une fois… celui-ci atteint. Toute l’après-midi, plus de 2.500 activistes ont occupé la voie de chemin de fer reliant la mine de charbon d’Hambach et la centrale thermique de RWE. Plus de 1.500 y ont passé la nuit, tandis que près de 300, qui ont tenu le blocage au delà des 24 heures, ont subi une évacuation violente de la part de la police allemande.



J’apprendrai plus tard qu’un groupe d’une cinquantaine d’activistes a également réussi à occuper une excavatrice directement dans la mine.

Mais la cible principale n’était pas la mine. Pourquoi ? Parce que, comprend-on, bloquer les rails était tout aussi efficace. De plus, il était important de varier les tactiques pour surprendre la police, en lui faisant penser que c’est la mine qui était visée. Enfin, le sol de celle-ci était tellement sec cette année qu’il y avait un risque d’incendie, du fait de la présence de lignite dans le sol.

Environ 350 militants ont été arrêtés et placés en garde à vue tout au long de la journée. La majorité a depuis été libérée.

« C’est beau de voir autant de monde se mobiliser pour la défense du climat. Des actions comme celles-ci sont importantes car elles nous permettent d’avoir l’attention médiatique nécessaire pour amener ces sujets sur la table des politiciens. La mobilisation d’aujourd’hui est d’autant plus essentielle qu’il y a actuellement une commission en Allemagne qui réfléchit sur la possibilité de sortir du charbon », conclut Paul, militant et activiste suisse.

Source : https://reporterre.net/A-Hambach-des-milliers-d-activistes-debordent-la-police-pour-en-finir-avec-le
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Re: Vous pensez "Action" / l'urgence climatique ?

le Lun 26 Nov - 8:12
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Extinction Rebellion Climate Change Protests TAKE OVER London!

le Mar 27 Nov - 0:42
Voici ce que faisait le peuple de Londres pendant que les Français·es manifestaient en gilets jaunes. #17Novembre

La vidéo  facebook
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Re: Vous pensez "Action" / l'urgence climatique ?

le Lun 3 Déc - 19:43
Mouvement "Extinction Rebellion" : la désobéissance civile s'organise à Londres

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Re: Vous pensez "Action" / l'urgence climatique ?

le Jeu 13 Déc - 23:54
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Re: Vous pensez "Action" / l'urgence climatique ?

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