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Data Pesticides : Explorez les données des pesticides en eaux souterraines !

le Mer 21 Nov - 14:02
Explorez les données des pesticides en eaux souterraines !



Pesticides Un grand nombre de nappes souterraines sont aujourd’hui contaminées par des pesticides utilisés essentiellement en agriculture mais également par les jardiniers amateurs ou encore les gestionnaires de voies de communication.

Des réseaux de mesures et de contrôles surveillent l'évolution des concentrations des produits phytosanitaires dans les nappes d'eau souterraines en France. Cette surveillance des nappes est d'autant plus importante que certaines d'entres-elles sont utilisées pour la production d'eau potable. Cette data-visualisation vous permet d'appréhender les tendances des milliers de données recueillies chaque année par les stations de mesures.

La carte : https://www.data-pesticides.fr/?fbclid=IwAR2D971WpkhIWlITw6LYBPtzKH_KaFiLMlJjDjkkVOXZDkD4y0hrToHrzVg
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Re: Data Pesticides : Explorez les données des pesticides en eaux souterraines !

le Lun 10 Déc - 11:03
Dans l'émission "Ramène ta science " on parle de pesticides dans l'air à proximité des champs cultivés...

- Grâce au soutien de la région, étude sur la pollution de l'air des zones péri-urbaines proches des champs cultivés
- Une enquête des riverains
- Molécules en suspension se fixe sur les particules présentes dans l'air (exemple avec les pollens...) entre mai et juillet
- Les agriculteurs conscient de la nuisance chez les autres...

Émission à écouter (2 min)-: https://www.francebleu.fr/emissions/ramene-ta-science/nord/des-pesticides-dans-l-air?fbclid=IwAR2X7J1GQCE9F2bJil4GNtXnV9fqSvAhcDmfKM-dTIKaVZqSuLKZ7ESUYCk
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Agriculture raisonnée : ce n’est PAS une alternative aux pesticides ! [

le Jeu 13 Déc - 11:41
Agriculture raisonnée : ce n’est PAS une alternative aux pesticides !

L’agriculture raisonnée n’est ni plus ni moins qu’une forme d’agriculture conventionnelle chimiquement intensive mais…qui respecte la loi (stockage des pesticides dans un local fermé par exemple). Elle ne se fixe pas d’objectif de réduction des pesticides. Voici une fiche qui vous permettra de comprendre comment les lobbys sont arrivés à mettre sur le devant de la scène une agriculture chimique sous couvert d’alternative aux pesticides de synthèse.

L’assimilation de l’Agriculture Raisonnée à la production intégrée: un tour de passe - passe sémantique.




Communication en Pdf : https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2017/05/agriculture_raisonnee.pdf

Source : https://www.generations-futures.fr/publications/agriculture-raisonnee-nest-alternative-aux-pesticides/?fbclid=IwAR1SQ5YD1Pc-SAfygmEx341ywDHzjGppIHD_U-TnsVgir39l05M7mZsTLQQ
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Et si l’agriculture intensive coûtait plus qu’elle ne rapporte ?

le Lun 17 Déc - 10:59
Et si l’agriculture intensive coûtait plus qu’elle ne rapporte ?

Décryptage. On a cru pouvoir mettre en place une agriculture à moindre coût. Il n’en est rien. Rechercher à tout prix à produire des aliments tout-venant conforte un modèle à bout de souffle qui pollue, met en danger les paysans et réduit la biodiversité.

L’agriculture intensive permet de faire baisser les prix, entend-on souvent. Eh bien, c’est faux. En plus de s’accaparer les terres, de comprimer les prix et donc les revenus des paysans, ce mode de production sature l’environnement de nitrates et de pesticides, détruit l’emploi et les campagnes pour le plus grand bénéfice des fonds d’investissement et des industries agroalimentaires. Décryptage de tous ces coûts cachés.

1. Pollution de l’eau, des sols… Un coût environnemental élevé

Qui dit production intensive dit pollution de l’eau et des sols. Les engrais azotés contribuent ainsi à 22 % des émissions d’ammoniac, les déjections animales et leur épandage à 75 %, rappelle l’Ademe. L’agriculture produit aussi 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), les « externalités environnementales » (pollution de l’eau, de l’air, des sols ainsi que les gaz à effet de serre et les atteintes multiples à la biodiversité) représentent plusieurs milliards d’euros. La dépollution des eaux coûterait entre 220 millions et 510 millions d’euros. Sans compter les millions d’euros liés au ramassage des algues vertes ni les autres ravages sur la biodiversité. Le CGDD évoque par ailleurs « le coût des contentieux communautaires » liés aux directives sur la qualité de l’eau. « Le contentieux entre la France et l’Europe sur la pollution aux nitrates a été levé il y a quelques semaines, mais la France a juste modifié son texte du plan nitrate. Elle doit encore faire ses preuves. Et cela peut coûter très cher », prévient Cyrielle Denhartigh, spécialiste agriculture et changements climatiques au sein du Réseau Action Climat.

2. Une catastrophe écologique et sanitaire avérée

Les substances phytosanitaires (herbicides, insecticides, fongicides) ont également un impact sur notre santé. En 2013, une étude de l’Inserm a mis en évidence une quinzaine de pathologies (cancers, maladies neurologiques ou troubles de la reproduction) qui ont un lien présumé avec les pesticides. Mais ces derniers ne se limitent pas aux champs : en mangeant des aliments traités, les consommateurs se retrouvent exposés aux produits phytosanitaires… Autres risques sanitaires, pas forcément chiffrables : la concentration d’animaux dans les grandes exploitations entraîne une surconsommation médicamenteuse (antibiotique et anti-infectieux), qu’on retrouvera dans la viande et les déjections. « En matière de santé, les conséquences commencent à être chiffrées », précise Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles au sein de France Nature Environnement (FNE). Les engrais et les excréments des animaux forment un cocktail explosif, l’ammoniac, qui, associé à l’air déjà pollué de l’industrie, crée des particules fines particulièrement dangereuses pour la santé : 48 000 décès prématurés sont imputables chaque année à l’exposition aux particules fines en France !

3. L’industrialisation au mépris de l’emploi 

« Chaque fois qu’une ferme grossit, on perd de l’emploi. 20 fermes de 50 vaches, c’est plus de 40 emplois. Une ferme de 1 000 vaches, c’est quatre fois moins et une qualité de travail dégradée », lâche Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, qui parle de « casse sociale ». « L’agrandissement des élevages est sous-tendu par une mécanisation et une robotisation à l’extrême qui a une conséquence sur l’emploi », insiste-t-il. « Si on prend l’exemple du lait, l’horizon actuel, c’est un emploi pour un million de litres de lait dans les fermes-usines, contre un emploi pour 250 000 litres en production classique », illustre le syndicaliste. « Le montage des holdings, dans le cas des fermes-usines, vient aussi court-circuiter les cotisations MSA, garantes de la solidarité entre paysans », précise Michel Limes, porte-parole de la Confédération paysanne de Corrèze. Et de souligner le risque, dans ce type d’exploitation XXL, que l’agriculture ne devienne un sous-produit d’activités plus lucratives, comme la production d’énergie.

4. Des consommateurs impactés par une pseudo-rentabilité

Produire toujours plus à grande échelle pour produire à moindre coût et proposer une alimentation bon marché. Tel est le credo du modèle intensif, qui s’appuie sur les intrants, la mécanisation et les aides publiques. « Ce discours est encore très ancré », estime Jean-Claude Bévillard. Sauf que, les objectifs résidant dans l’augmentation des volumes de production pour se positionner sur un marché mondial spéculatif, les cours peuvent varier du simple au double. Ainsi, le froid de ce début d’année en Espagne a détruit une large part des cultures de fruits et légumes. Résultat : l’ensemble des produits alimentaires en provenance d’Espagne ont vu leur prix augmenter. Et ce sont les consommateurs qui en font les frais. « Entre le prix payé au paysan et le prix dans les rayons, il y a une marge considérable », insiste Jean-Claude Bévillard. « Le contribuable est en devoir d’exiger des comptes, car il paye deux, voire trois fois : en tant que subventionneur, pour réparer les dégâts et quand il achète son produit », estime Laurent Pinatel. D’où la crainte que l’accord de libre-échange Tafta entre l’Europe et les États-Unis ne renforce cette logique du « produire toujours plus » ainsi que l’emprise des multinationales.

Source :  https://www.humanite.fr/et-si-lagriculture-intensive-coutait-plus-quelle-ne-rapporte-632602
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Le big bang du conseil phyto

le Mar 18 Déc - 23:45
Entre opportunité pour de nouveaux acteurs, inquiétudes légitimes pour d'autres, l'ordonnance actant la séparation de la vente et du conseil en matière de produits phytosanitaires va engendrer un big bang en matière de conseil aux agriculteurs. Au delà de l'objectif escompté de réduction de la consommation de produits phytos, le véritable enjeu de la mesure réside dans la capacité des acteurs à la reconception des systèmes agricoles.



Le Gouvernement veut une séparation opérationnelle stricte entre la vente et le conseil mais permet de garder quelques liens capitalistiques entre les organismes de vente et ceux de conseil. Ceux-ci devront avoir leurs propres salariés et une direction indépendante.

En revanche, ils pourront ne pas être complètement isolés des distributeurs puisque des liaisons capitalistiques encadrées restent possibles entre les organismes de conseil et ceux de vente. Les vendeurs de produits devront apporter les préconisations d’usage des produits prescrits par les organismes de conseil. Ceux-ci apporteront le conseil stratégique mais aussi la prescription adaptée aux besoins de l’année et de la saison.
Repenser le rôle de la distribution agricole

Il y a sans doute quatre conséquences probables de cette mesure qui sont très structurantes à moyen terme.

   le modèle économique des distributeurs agricoles va changer ;
   la vente directe d’intrants par internet va s’accélérer ;
   le monde du conseil aux agriculteurs dans son ensemble sera bousculé ;
   un nouvel équilibre des prix va progressivement s’établir
.


Mais la question centrale reste de savoir quel effet provoquera cette décision à moyen terme sur l’utilisation de produits phytosanitaires ?

Le nouveau contexte va fortement réduire les marges dégagées par la vente de produits phytos et donc obliger les coopératives d’appros et les négoces à revoir leur modèle économique. Toutes les entreprises le pourront-elles ? Ou va-t-on assister à une nouvelle série de fusions notamment pour les distributeurs très tournés sur l’amont dont l’excellence repose sur l’optimisation logistique et qui sont proches d’un groupement d’achat ? Les plus agiles s’orienteront peut-être davantage vers l’aval et la création de valeur ajoutée.

Elles auront la possibilité de construire sans doute en partenariat, des organismes de conseil, en y transférant une partie de leurs conseillers technico-commerciaux qui deviendront, après formation, de véritables conseillers. Elles seront sans doute amenées à restructurer leurs activités d’approvisionnement. En toute état de cause, pour faire ces choix, elles auront une question stratégique essentielle à se poser : comment dois-je voir stratégiquement mon métier ?

Le développement rapide des ventes d’intrants par internet

Le conseil étant assuré indépendamment de la vente, un des principaux freins à la distribution directe par internet va rapidement être levé. On peut donc imaginer un développement de ce canal de distribution sur lequel les grands opérateurs – grandes coopératives, Invivo, groupements de négociants, pour ne citer qu’eux -  vont sans doute se positionner rapidement. Dès lors qu’il y a désintermédiation, il faut s’interroger sur la stratégie des fournisseurs (engrais, semences, phytos). Vont-ils être tentés, comme ils le font dans de nombreux pays européens, de faire des offres en direct aux agriculteurs ?

Tout le conseil fortement bousculé à terme


Du côté du conseil, l’ordonnance permet aux distributeurs de garder des liens capitalistiques avec les organismes de conseil. Cela permettra aux entreprises d’y transférer des collaborateurs sans craindre un conflit d’intérêt. On peut dès lors entrevoir plusieurs scénarios opérationnels basés sur un essaimage à partir du distributeur, des partenariats entre distributeurs voire entre distributeurs et professionnels du conseil. Avec, évidemment, en parallèle une certaine augmentation du nombre des conseillers indépendants de type libéraux ou associatifs. Et pourquoi pas demain l’émergence de coopératives de conseil ?
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Deux forces convergentes vont bousculer le conseil agricole : le conseil technique, et la recherche de différenciation par de nouveaux services associés


Ne nous y trompons pas : deux forces convergentes vont bousculer le conseil agricole.

Le conseil technique, jusqu’à présent faussement gratuit car inclus dans le prix de vente du produit, va acquérir une valeur marchande, un prix « normal ». Cela va ouvrir le jeu de la concurrence car certains organismes de conseil qui ne faisaient pas de conseil en cultures pourront s’y lancer (conseil élevage, centre de gestion, etc.). Les groupes de développement GDA, Ceta, chambres d’agriculture y verront également une opportunité.

D’un autre côté, les organismes de conseil créés à partir des distributeurs ne vont pas se limiter aux conseils phytos. Pour des raisons de plan de charge mais aussi grâce au professionnalisme de conseil qu’ils vont acquérir, ils couvriront rapidement tous les champs du conseil technique végétal (engrais, semences) puis animal. Naturellement, ils interviendront sur le système de production, ce qui est indispensable pour la transition agroécologique et, très vite, sur la dimension économique puis stratégique.

Cela sera possible s’ils constituent des équipes transdisciplinaires, avec un management du conseil très professionnel. On entrevoit l’enjeu de compétences initié par l’ordonnance et l’ampleur du big bang du conseil qui se dessine à l’horizon, les opportunités pour les plus agiles, mais aussi les inquiétudes légitimes de certains !

Sur le plan économique, on s’oriente donc vers un conseil facturé, choisi par l’agriculteur et une baisse du prix des produits qui sera, de plus, renforcé par la transparence sur les prix permise par les plateformes web. La fin des ristournes pourrait engendrer toute une créativité de services associés et autres OAD facilitant une différenciation. Les agriculteurs trouveront là une marge de liberté supplémentaire qui ne s’accompagnera pas mécaniquement d’une hausse des charges.

Le véritable enjeu : de l’optimisation à la reconception des systèmes agricoles


Il reste la question essentielle : quels seront les effets de la mesure sur la consommation de produits phytosanitaires ? Impossible à évaluer avec certitude. D’un côté, il est clair que les technico-commerciaux des distributeurs apportent un conseil d’application de qualité, ne poussent pas outre mesure à la consommation. On peut dire que ce sont des professionnels de l’optimisation des pratiques.

Alors où se trouve l’avantage escompté ? On peut penser que de véritables organismes de conseil structurés seront beaucoup plus armés pour promouvoir et accompagner en profondeur la transition en conseillant des techniques de substitution et surtout des reconceptions de système, dont dépend à terme, on le sait, une réduction massive de l’utilisation des intrants chimiques. Néanmoins, il faudra éviter que ces conseillers, en voulant rassurer leur client, ne prescrivent pas un peu au-delà de la stricte quantité nécessaire. La traçabilité du conseil associée à un mécanisme de certification périodique pourrait constituer, à ce titre, une saine régulation.

Enfin, l’importance croissante des écarts de performances entre les exploitations agricoles d’une même production et dans une même région est sans doute le reflet d’une perte d’efficience de notre système d’accompagnement des agriculteurs. Cette mesure de séparation de la vente et du conseil va bien au-delà d’une décision technique. En faisant sauter des frontières installées depuis longtemps entre organismes, la mesure pourrait être très structurante. Elle pourrait même, à moyen terme, constituer l’une des mesures agricoles les plus fortes de l’actuel gouvernement.

Source :
https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/tribune-de-jean-marie-seronie-sur-la-separation-de-la-vente-et-du-conseil-de-produits-phytosanitair-205-143743.html
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