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COP24 : les pays face à leurs responsabilités

le Mar 4 Déc - 13:07
La COP24 a débuté hier à Katowice, en Pologne. Les 196 pays présents ont 15 jours pour répondre aux derniers enseignements de la science et rendre l’application de l’accord de Paris crédible.



D’un point de vue géopolitique d’abord, l’équilibre mondial reste bouleversé. De nouveaux pays, en plus des États-Unis, ont décidé de tourner le dos à l’action climatique : le Brésil, par exemple qui après l’élection du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro a renoncé à organiser a COP25, ou encore l’Australie, qui a reculé sur l’intégration d’objectifs climatiques ambitieux dans sa législation nationale.
D’un point de vue scientifique ensuite, le dérèglement climatique n’a jamais été aussi visible, ni aussi bien documenté. Alors que les impacts ne cessent de se multiplier, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a dépassé un nouveau seuil en 2017, en atteignant 405,5 ppm. Les conclusions du rapport du GIEC sur la limitation du réchauffement global à 1,5°C sont également sans appel. Il reste au mieux une décennie pour accélérer drastiquement les efforts climatiques. Et pour cela, la date charnière est 2020 : c’est à cette échéance politique que les pays devront adopter des objectifs climatiques plus ambitieux (au moins 5 fois plus, selon le PNUE) qui leur permettront de rectifier le tir.

En réalité, les pays présents à la COP24 sont face à leurs responsabilités : devant des signaux climatiques toujours dans le rouge et alors que la plupart des pays peinent à atteindre leurs objectifs, ils doivent répondre à la double incohérence dans laquelle se trouve la trajectoire climatique mondiale : une incohérence entre les objectifs de l’accord de Paris et les engagements des pays, mais aussi une incohérence entre ces mêmes engagements, et les actions adoptées pour les atteindre.

Trois piliers pour rendre l’accord de Paris crédible

- Les pays devront d’abord achever le travail minutieux d’élaboration d’un manuel d’application pour l’accord de Paris
- Pour compléter ce travail, les pays devront s’attacher à répondre au rapport du GIEC. La seule réponse à la hauteur, c’est une décision collective de s’engager (et expliquer comment) adopter de nouveaux objectifs climatiques avant 2020, et surtout de les appliquer.
- Enfin, pour donner à tous les pays les moyens d’accélérer leurs actions de lutte contre le dérèglement climatique, la solidarité entre les pays développés et en développement doit être renforcée


Plus d'info : https://reseauactionclimat.org/cop24-les-pays-face-a-leurs-responsabilites/
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Re: COP24 : les pays face à leurs responsabilités

le Mar 4 Déc - 13:09

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Re: COP24 : les pays face à leurs responsabilités

le Mar 4 Déc - 13:11

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Re: COP24 : les pays face à leurs responsabilités

le Ven 7 Déc - 17:55
COP24 : Le Clash - Episode 1



COP24 : Le CASH | Épisode 2 (feat ETLMSF)

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Bilan 1ere semaine

le Mar 11 Déc - 21:08
Alors quels principaux enjeux concrets pour la COP24 ?

   Acter une relève de l’ambition des engagements des États à 2020 pour l’horizon 2030
, notamment au travers d’une révision à la hausse des objectifs fixés par les contributions nationales afin qu’elles se mettent en ligne avec ceux de l’Accord de Paris.
  Finaliser un Rulebook (cadre réglementaire d’application de l’Accord) le plus complet possible afin de donner à l’Accord des règles d’applicabilité et de transparence crédibles.
  Renforcer la solidarité entre les pays en accroissant les financements climat dédiés aux plus vulnérables afin de favoriser, universellement, la relève de l’ambition.

Une première semaine insuffisante face à l’urgence


Les négociations ont débuté lentement avec une ouverture de haut niveau pour laquelle seule une trentaine de chefs d’États avaient fait le déplacement. Les négociations sont restées majoritairement bilatérales et fermées aux observateurs pendant les deux premiers jours. Sur les trois enjeux cités ci-dessus, les négociations ont avancé collectivement à partir du 4 décembre.
Loin de l’ambition des 1,5 °C

La relève de l’ambition navigue entre déclarations encourageantes et prises de position inquiétantes. Ainsi, plusieurs éléments positifs sont à noter :

   Une prise de position forte du Secrétaire des Nations-Unies, Antonio Guterres
, quant à une relève nécessaire de l’ambition climatique pour qui les changements climatiques sont : « déjà une question de vie ou de mort » et que « même si nous sommes témoins d’effets dévastateurs sur le climat, qui font des ravages dans le monde entier, nous ne faisons toujours pas assez, ni n’avançons assez vite pour prévenir un dérèglement climatique irréversible et catastrophique ».
   Le Canada, qui a pour l’instant un objectif de réduction de ses émissions de 27%, a annoncé une relève de l’ambition de sa contribution nationale en 2020. Un Institut sur les changements climatiques sera donc créé avec un budget de 20 millions de dollars sur 5 ans pour accompagner le gouvernement dans la formulation de politiques ambitieuses.

Néanmoins, en fin de semaine, les négociateurs réunis en session du SBSTA (Subsidiary Body for Scientific and Technical Advice) pour accueillir le Rapport spécial du GIEC sur les 1,5°C et en faire le guide des négociations à venir ont fait face au refus de 4 délégations : les États-Unis, la Russie, l’Arabie-Saoudite et le Koweït.

Les États-Unis ont justifié ce choix par le fait qu’ils n’approuvaient pas le rapport et ses conclusions mais étaient prêt à en prendre note. Ce qui, dans le jargon des négociations, constituent un langage plus faible et, donc, moins engageant. L’Arabie Saoudite a, quant à elle, remis en question la crédibilité de la science et du GIEC. Les autres pays ont, cependant, fait front commun sous l’impulsion de l’Union européenne et des Petits États Insulaires.
Un Rulebook toujours en construction

Trois principaux sujets sont en discussion :
(i) la transparence des engagements et des actions entreprises par les États, (ii) le bilan mondial qui doit permettre de mesurer les avancées tous les 5 ans et revoir chaque contribution à la hausse et (iii) la prévisibilité, la comptabilité et les hausses à venir des financements dédiés à la lutte contre les changements climatiques.

   i. Sur la transparence, les discussions se sont tendues sur la flexibilité des règles pour les pays ayant différentes capacités, notamment en termes de MRV (Monitoring, Reporting & Verification). Ainsi, les États-Unis ont délibérément chercher à cristalliser les tensions en demandant à ce que les Pays en développement soiet soumis à une obligation de reporting tous les ans, contrairement à ce qui est inscrit dans l’Accord de Paris.
   ii. Sur le bilan mondial, les discussions sont ardues sur la manière de traiter l’équité. En effet, le problème de l’intégration des Pertes et dommages, c’est-à-dire ce qui est déjà perdu du fait des dommages irréversibles causés par les changements climatiques quels que soient les actions entreprises par les États, soulève toujours des questions d’équité et d’éthique. Il s’agit, en bref, de négocier sur la manière de prendre en compte les responsabilités des États dans la disparition d’une île entière et du déplacement de sa population.
   iii. Sur les financements, les discussions sont toujours difficiles entre les Pays en développement (Groupe Afrique et G77) et les principaux pollueurs (États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, etc.). L’Union européenne peine à s’imposer comme leader ambitieux sur ces questions.

Au terme de la première semaine, le texte présente encore de nombreuses options qui ne pourront pas toutes être arbitrées par les Ministres en deuxième semaine. Les négociateurs doivent donc encore affiner le texte pour éviter l’échec en fin de COP.
Une contribution financière à la Solidarité en demi-teinte

Sur la question des financements, plusieurs annonces ont été faites par les Pays développés et la Banque mondiale. De fait, l’Allemagne a annoncé un doublement de sa contribution au Fonds vert pour le climat, la portant à 1,5 milliard d’euros. La Russie a, pour la première fois, annoncé vouloir y contribuer. De son côté, la France souhaite renforcer sa contribution au Fonds d’adaptation pour un montant encore non défini. Enfin, la Banque mondiale a annoncé un doublement de son objectif climat pour la période 2021-2025, soit l’équivalent de 200 milliards de dollars qui seront largement consacrés à l’adaptation aux changements climatiques.

Que pouvons-nous espérer ?

Entre les arrestations des représentants de la société civile par les autorités polonaises, les points de blocages sur les différents sujets et l’odeur de charbon ambiante, la perspective d’une fin heureuse pour la COP24 de Katowice n’est pas dans l’air et s’éloigne à « petits pas ». Rendez-vous malgré tout dans une semaine, en espérant être contredits.

Source : https://solidariteclimatique.org/cop24-direct-katowice/
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Re: COP24 : les pays face à leurs responsabilités

le Dim 16 Déc - 21:01
Des États apathiques incapables de prendre les engagement climatiques indispensables
Sommet sur le climat (COP24)

Après deux semaines de négociations, la 24ème Conférence des Nations-Unies sur le climat s’est achevée à Katowice. C’est peu dire que si les négociateurs ont sauvé le processus onusien de négociation, C’est loin d’être le cas pour notre climat.

Pour Yannick Jadot, porte-parole sur le climat du groupe Verts/ALE au Parlement européen, présent à Katowice :

« Rien n’aura sorti les États de leur apathie climatique, incapables d’agir à la hauteur de l’alarme scientifique et de la demande que leur adressent les citoyen.ne.s du monde entier.


Cette COP avait pour objectif de déboucher sur des règles concrètes et des engagements politiques sur la meilleure manière de mettre en œuvre l’Accord de Paris et maintenir le réchauffement global largement sous 2 degrés. Mais les gouvernements ont failli et cette COP est une énorme déception.

Il existe un gouffre croissant entre les demandes des citoyens et les analyses des scientifiques d’un côté et, de l’autre, les décisions et l’action climatique des gouvernements.

A Katowice, seuls des progrès techniques ont été réalisés mais les millions de citoyens ne marchent pas pour un mode d’emploi. Ils exigent une protection ambitieuse du climat, les emplois et les entreprises qui l’accompagnent, la résorption des fractures territoriales et sociales qu’elle favorise.

Les États membres de l’Union européenne portent une lourde responsabilité dans la faiblesse du résultat de la COP 24. Après les retraits des États-Unis, l’UE est la seule entité politique qui pouvait faire avancer les négociations. Mais les gouvernements européens n’ont démontré aucune ambition.

L’UE ne peut plus se cacher derrière une vague stratégie de long-terme. Si nous voulons que les négociations avancent, elle doit urgemment décider d’objectifs de moyen terme à la hauteur du défi : arriver à l’Assemblée générale des Nations-Unies prévue en septembre 2019 avec un objectif de 55% de réduction de ses émissions d’ici 2030. »

Source : https://www.greens-efa.eu/fr/article/press/major-gap-between-expectations-of-citizens-and-decisions-of-governments/?fbclid=IwAR0mWThMAuM2JxH7UiHuMVjCbKUYI1gYhO3phbLAYykcvrBYseNmxr7GhTk
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Re: COP24 : les pays face à leurs responsabilités

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